On en entend parler, notamment dans les cercles nauséabonds d'extrême-droite mais qu'est-ce que le racisme anti-Blanc et surtout existe-t-il vraiment ? Peut-on appeler cela du racisme et a-t-il les mêmes conséquences ?

 

 

Qu’est-ce que le racisme ?

Le racisme est une idéologie considérant qu’il existe une hiérarchie entre les groupes humains appelés « races ». Bien que la race biologique n’existe pas, la race sociale et politique existe. Le racisme entraîne notamment des discriminations basées sur la race réelle ou supposée et les stéréotypes qui y sont rattachés.

Il est avant tout un système, il n’est pas uniquement constitué d’insultes et d’injures (« sale Blanc, sale Noir », etc). C’est une idéologie ancrée de l’État à l’individu.

 

Racisme d’Etat & privilèges blancs

La simple insulte, même inacceptable, ne suffit pas à constituer un fait de racisme. Au-delà de l’injure à caractère racial que l’on peut qualifier de haine raciale, les privilèges accordés du fait d’être Blanc ne sont pas remis en cause ou mis en danger.

Ce racisme anti-Blanc reste conjoncturel et lié à une situation à un moment donné. Il n’est pas structurel ni institutionnel, c’est-à-dire qu’il n’existe que du fait d’un individu à un moment donné et non d’une structure (entreprise, organismes, État, médias, etc). Et surtout il est sans conséquence. Un Blanc ne fera pas les frais d’un racisme réel au quotidien qui l’empêchera d’accéder à un emploi ou à un logement par exemple. Personne n’est discriminé du fait d’être blanc.

Le « racisme anti-Blanc » ressenti par certains n’interfère pas dans leur vie, leur quotidien. Au pire, c’est de la haine raciale mais cela ne correspond pas à la définition du racisme, qui suppose une hiérarchie. Et les Blancs sont placés en haut de cette hiérarchie. Alors connaitre une mauvaise expérience, certes désagréable mais anecdotique, ne signifie pas que l’on subit du racisme.

En effet, le racisme en tant qu’idéologie suppose un rapport de domination. Ce ne sont pas les faits isolés de certains idiots qui vont inverser le rapport de domination. Ils ne font du mal qu’au niveau individuel, c’est une haine sans pouvoir et sans conséquences.

 

L’oppresseur « opprimé »

L’argument de l’oppresseur opprimé ne peut pas tenir debout, tant le rapport de force est de base inégal. Si un groupe minoritaire demande à avoir les mêmes droits et opportunités que le groupe majoritaire, il serait ridicule pour ce dernier de considérer ces revendications comme oppressantes pour lui. Se défendre ne change pas la situation : l’opprimé ne devient pas oppresseur.

 

Le droit d’être victime

Se considérer comme victime quand on fait partie du groupe majoritaire, c’est nier en bloc le véritable statut de victime du groupe minoritaire. Les réelles victimes sont rendues invisibles. La visibilité est un des privilèges des groupes majoritaires. Par exemple, les musulmans sont davantage victimes du terrorisme religieux mais on va plutôt relayer dans les médias que c’est l’Occident qui est visé par ce même terrorisme. L’Occident, en tant que groupe majoritaire, a le privilège de pouvoir se positionner comme victimes, au détriment du groupe minoritaire qui est beaucoup plus touché.

 

Le racisme anti-Blanc n’existe pas

En conclusion, le racisme anti-Blanc en tant que réel système d’oppression, de domination et de discrimination n’existe pas. Les insultes et autres injures à caractère racial envers les personnes blanches arrivent et sont évidemment regrettables. Cependant leur caractère anecdotique et sans véritables conséquences ne les rend pas à même d’être mises sur le même plan que ce que peuvent subir les personnes racisés.

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